Mercredi 5 Août 2026
Rappelons que la chaleur d’un système est l’énergie cinétique de toutes les molécules du système et que sa température représente l’énergie moyenne de toutes ces molécules. Mais d’où provient cette énergie ? Cette énergie provient essentiellement du rayonnement solaire, sans lui, il ne resterait plus sur notre planète comme source énergétique (réserves carbonées fossiles non comprises) que la chaleur de son magmas interne qui produit les éruptions volcaniques ; la température de l’atmosphère serait alors proche du zéro absolu (- 273°C), nous ne pourrions plus y soustraire de l’énergie avec des pompes à chaleur pour notre chauffage comme nous le faisons en hiver!
Le rayonnement solaire
que nous recevons est direct ou réfléchi. Il est réfléchi par les nuages, par
le sol et par les objets qui nous entourent ; les objets chauds irradient
leur chaleur sous forme de rayonnement infra-rouge vers les zones plus
froides, le sol notamment irradie vers le ciel une partie de la chaleur qu’il reçoit
le jour. Cette énergie pourrait être dissipée vers les espaces intersidéraux si
ce n’était la présence croissante dans l’atmosphère de gaz à effets de serre
(CO2, NO2, méthane) qui piègent partiellement ce rayonnement. L’émission de ces
gaz, issus de l’activité humaine, est responsable du réchauffement climatique
actuel.
L’atmosphère dans laquelle peuvent vivre la plupart des organismes vivants présente un minimum (0°C) et un maximum (50°C), des températures plus élevées vont accroître l’énergie cinétique des molécules. Ainsi, la diffusion des gaz, l’évaporation, et les réactions biochimiques seront accélérées, le fonctionnement des enzymes catalyseurs des réactions du métabolisme va être lui aussi accéléré puis il se dégradera. A des températures négatives c’est le contraire qui se produit avec en plus la formation de cristaux de glace à l’intérieur des cellules qui les déshydratent et les détruisent.
Chaque espèce vivante a donc acquis par la sélection naturelle un optimum thermique d’adaptation à l’intérieur des limites où sa vie est possible. Chez l’espèce humaine, en climat tempéré, il se situe aux alentours de 25°C ; il est plus élevé chez les populations vivant en climat subtropical, tropical et équatorial ; moins élevé chez les populations septentrionales. Lorsque la température s’élève au-dessus de cet optimum, notre organisme va combattre ce réchauffement.
Quels sont les moyens d’échanges thermiques entre un organisme et le milieu qui l’entoure ?
- Notre corps chaud émet vers l’extérieur des rayonnements
infra rouges, cette perte d’énergie serait très importante si elle n’était
piégée par nos habits.
- La conduction thermique est un autre moyen de perdre de la
chaleur pour notre corps quand il est plus chaud que l’air environnant. L’air
est un faible conducteur, mais n’étant pas un isolant absolu il va recevoir de
la chaleur que nous produisons au niveau de la peau et surtout dans les poumons,
cela explique, au moins en partie, le réchauffement d’une pièce si nous sommes
plusieurs à y cohabiter.
- La convexion : l’air étant un mauvais conducteur de la
chaleur, s’il stagne au contact de notre peau il va se réchauffer et être ainsi
un obstacle à son refroidissement. Un courant d’air (naturel comme le vent, ou
artificiel comme celui produit par une ventilation) va rompre cette stagnation
et permettre le refroidissement.
- l’évaporation d’un liquide nécessite un apport de chaleur
(d’énergie) pris dans l’environnement immédiat. La sudation est le mécanisme
qui permet à notre corps de se refroidir quand les températures sont trop
élevées. Les glandes sudoripares présentes
sur toute la surface de notre épiderme produisent de la sueur qui en
s’évaporant va nous refroidir. Ce mécanisme n’est pas gratuit, il consomme de
l’énergie nécessaire au fonctionnement des glandes sudoripares et de l’eau qui est soustraite de notre
organisme.
Ces quatre processus physiques nous donnent les clés pour limiter le réchauffement produit par la canicule sur notre organisme. D’abord il faut réduire l’effet isolant de nos habits en diminuant la couverture de notre corps et en utilisant des textiles à maille large ; cela facilitera les pertes de chaleur par rayonnement, conduction et convection. La rechercher des courants d’air (ou leur provocation par ventilation), permettra la convection de l’air de se faire autour de notre peau et accélèrera l’évaporation de la sueur. Enfin il faut faire des « pauses fraicheur » pour ralentir notre activité physique qui génère de la chaleur et boire pour compenser la sudation.