La science rejetée.

 

Lundi 5 Octobre 2020

 

Le but de la science peut se définir comme une tentative d’explication rationnelle (non théologique) du monde qui nous entoure : monde physique, monde chimique, monde biologique. Elle utilise pour cela des outils de description rationnelle : les mathématiques, des outils d’investigation matérielle : microscopes, télescopes etc. et une méthodologie : l’expérimentation. Dans son projet initial la science était une démarche susceptible de combler la curiosité de l’esprit humain mais très vite il est apparu que ses premiers succès explicatifs pouvaient aussi avoir des applications susceptibles d’améliorer nos conditions de vie.

 

La science appliquée à fait faire des progrès gigantesques à notre confort (il n’y a qu’à citer l’évolution de la médecine ou la domestication des différentes formes de l’énergie) mais elle a été aussi source de développements critiquables sinon dangereux pour notre avenir : armes thermonucléaires de destruction totale, réchauffement climatique etc. Si du point de vue strict de la connaissance, la science n’est pas critiquable, du point de vue de ses applications l’être humain n’a pas su limiter ses ambitions. Ainsi la science dont l’unique objet est la connaissance devrait être acceptée de tous, mais ses applications fruits d’une volonté humaine peuvent être contestées.

 

On assiste aujourd’hui à un rejet souvent non justifié, des préconisations issues des résultats scientifiques : inutilité des vaccins, recours à une médecine empirique, recours à une agriculture empirique, déni du réchauffement climatique et, récemment, contestation de l’efficacité du port du masque pour se protéger du corona virus ; enfin  rejet de la science elle-même qui serait à l’origine de tous nos maux ! Qu’elle est l’explication de ces attitudes ?

-Il y a d’abord une instruction insuffisante ; Une personne dont les études sont lacunaires soit parce qu’elle ne s’est pas impliquée elle-même dans celles-ci, soit parce que sa situation familiale ne le lui a pas permis, risque de ne pas savoir différencier une connaissance qui a été acquise par la science d’une donnée colportée, empirique.

- De nombreuses sectes rejettent la science et manipulent des esprits crédules.

- Les informations journalistiques sont quelquefois erronées car le journaliste qui les donne n’a pas une connaissance scientifique suffisante du sujet qu’il traite.

- Les réseaux sociaux sont une source inépuisable de fausses nouvelles pouvant impliquer la validité de résultats scientifiques. Finalement avec un retour à la protection de l’environnement, il s’installe un mouvement anti progrès qui est aussi un mouvement contre la science.

 

Face à ces attaques, le scientifique doit s’impliquer davantage dans la défense de celle-ci. Il doit d’abord simplifier le message scientifique afin de le rendre accessible à tous et en même temps éviter les contradictions qui troublent les esprits. Il ne doit pas hésiter à signaler au journaliste ce qui de son point de vue est incorrect dans ses articles. Les technologies digitales (réseaux sociaux notamment) sont une source inépuisable de fausses informations, le scientifique doit utiliser les mêmes technologies pour corriger ce qui est faux et rappeler ce qui est vrai.




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